Le pays qui n’existait pas

mardi 21 mars

2ème partie - Des difficultés à entrer dans l’Histoire

C’est assez classique : chaque État cherche à construire et promouvoir un “récit national” conçu comme un ciment idéologique nécessaire à sa cohésion, mêlant réalité et fiction. Quand il s’agit du “roman national” d’une puissance impérialiste telle que la France, ce roman se heurte frontalement à celui de puissances rivales, telle l’Allemagne.

Mais un tel “roman” sert aussi à “écraser” les peuples dominés, contribue à perpétuer leur domination en sommant ces peuples dominés “d’entrer dans l’Histoire” (ce qui revient à nier leur passé, comme le fit Sarkozy à Dakar en juillet 2007), ou en prétendant qu’ils n’ont jamais eu de réelle aspiration à constituer une nation, traitant avec mépris les “romans” nationaux que cherchent à se donner les peuples opprimés.

Cela vaut pour l’impérialisme russe vis à vis, notamment, de l’Ukraine.

article paru dans le n°5 de L’émancipation syndicale et pédagogique (janvier 2017)

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