Pour un syndicalisme de lutte

Vote interne au SNUipp
vendredi 27 septembre 2013
par  HB
popularité : 7%

Le SNUipp-FSU a tenu son congrès il y a quelques mois. Du 15 septembre au 14 octobre, se déroule le vote interne sur les orientations défendues par les différentes tendances du syndicat. Ce vote se tient alors qu’est annoncée une nouvelle régression concernant les retraites… et que s’appliquent les contre-réformes dans l’éducation : loi Peillon, formation des maîtres, décret sur les “rythmes scolaires”… À Paris et dans d’autres villes, le bilan catastrophique de la "réforme des rythmes" apparait de plus en plus clairement (voir, par exemple la Lettre des directeurs et directrices du VIè arrondissement de Paris : http://75.snuipp.fr/?Lettre-des-directeurs-et

Le texte d’orientation proposé par Émancipation propose une orientation alternative à celle de la direction nationale.

Pour l’émancipation de l’école

Pour un syndicalisme de lutte

Laissez-nous faire notre travail
La gestion managériale de l’école rime avec l’empilement de tâches supplémentaires. Ainsi l’APC qui supprime les RASED sans répondre aux difficultés scolaires, justifie le maintien des obligations de service, culpabilise les collègues… le fichage des jeunes avec Base-Elèves… et le LPC qui veut remplacer programmes et enseignement pour touTEs, par une individualisation qui renforce le tri social et soumet l’école aux besoins de l’entreprise.

La loi sur l’école de Peillon, son décret sur les rythmes scolaires, son "référentiel de compétences" visant à organiser les apprentissages en fonction du "socle commun"… vont dans ce sens.

Il est donc prioritaire pour notre syndicat de revendiquer :
-l’abrogation de tous ces dispositifs
-la souveraineté du conseil des maîtres dans le fonctionnement de l’école

20 ans de mandats du SNUipp
Que sont nos espoirs devenus ? Ainsi le temps de travail : revendiquant 18h d’enseignement à son premier congrès, la direction du SNUipp demande maintenant "une baisse de temps d’enseignement à 23h + 3h avec l’objectif d’aller vers 21h+3h". Avec ces reculs revendicatifs nous sommes toujours à… 24+3 !
De même elle n’a pas su contrer les attaques : suppressions de postes, Base Élèves, désobéisseurEs sanctionnéEs, retraites attaquées, RASED, masterisation, disparition des IUFM, attaques anti-laïques, augmentation des effectifs…
Pourtant il est possible d’agir autrement : ainsi à son dernier congrès national le SNUipp a su se doter de mandats revendicatifs sur le refus du socle, du LPC, de l’APC.

Emancipation propose que le SNUipp défende les revendications :
-18 h hebdomadaires d’enseignement sur 36 semaines, donc 3 maîtres/2 classes ;
-un corps unique d’enseignantEs de la maternelle à l’université (alignement vers le haut des statuts, salaires, conditions de travail).
-pré-recrutement à l’issue du bac sous statut d’élève professeur, rémunéré et donnant droit à la retraite, concours à l’issue de la licence, formation initiale de deux ans intégrant la Laïcité et les pédagogies coopératives ;
-titularisation immédiate et sans condition de touTes les précaires ;
-retour à une retraite après 37,5 annuités, à 55 ou 60 ans avec 75% du dernier salaire ;
-fin du blocage des salaires, augmentation uniforme de 500 € pour touTEs ;

Ces revendications s’articulent avec la perspective d’une école égalitaire, démocratique et émancipatrice :
-25 élèves maximum par classe, et moins là où c’est nécessaire ;
-une seule école publique et laïque par la nationalisation sans indemnités ni rachat de l’enseignement privé confessionnel et patronal ;

Pas de syndicalisme sans moyen d’action
Pour atteindre ses objectifs, le gouvernement pratique le "dialogue social" : le cadre et le contenu des discussions sont définis par lui, il ne s’agit plus de discuter de nos revendications mais de faire avaliser par les syndicats les régressions sociales ! Il a procédé ainsi pour la loi sur l’école, les "rythmes" scolaires, et bientôt les statuts avec de multiples "groupes de travail"… Ce n’est pas dans ce cadre que le SNUipp pourra défendre les revendications, ni en se limitant à des grèves de 24 h, les mots d’ordre de grève "là où les conditions sont réunies"… qui mènent à la démobilisation et à l’échec.

Emancipation propose un autre syndicalisme :
-tous les combats des salariéEs de l’Éducation sont les nôtres : pour cela, nous devons lutter ensemble dans un même syndicat de l’éducation regroupant toutes les catégories.
-cesser de s’engluer dans le "dialogue social", en quittant les instances qui visent à mettre en place les contre-réformes du pouvoir, notamment celles sur les statuts.
-organiser les luttes avec des appels clairs à la grève et des revendications précises, discutées en Assemblées Générales à partir desquelles s’organise l’action à la base… d’abord pour organiser la lutte pour le retrait du projet gouvernemental sur les retraites !

Votez ÉMANCIPATION



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