Intervention et propositions Émancipation au...

mardi 19 mars 2019
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Intervention et propositions Émancipation au CDFD de la FSU-69 du 12 mars 2019

A/ Sur la situation dans l’enseignement et la fonction publique

Macron et son gouvernement avancent dans la mise en œuvre de contre-réformes qui vont toutes dans le même sens.

Pour Macron, le pauvre est responsable de sa pauvreté, le chômeur responsable de son chômage, l’élève en échec scolaire est seul responsable de son échec ; et demain, le patient sera responsable de son parcours de soins et de sa maladie, le salarié responsable de ses vieux jours…

Si la liste est longue des contre réformes en cours, la fonction publique et le statut de fonctionnaires sont au cœur de l’offensive de Macron.

Mais tandis que les oppositions se multiplient, qu’est-ce qui permet à Macron et son gouvernement d’avancer ?

La loi Blanquer est une première application de la loi Dussopt dit “de transformation de la Fonction publique”, laquelle sera présentée au conseil des ministres le 27 mars, après plus d’un an de “concertations” avec les directions syndicales sur la base du programme CAP 22 du gouvernement (présenté en sept 2017 par E Philippe). Qui peut croire que les dizaines de “groupes de travail” réunis durant ce temps pouvaient et peuvent faire changer le programme de Macron ?

Au contraire, ils lui ont permis d’avancer. Et les concertations, le “dialogue social” continuent… notamment sur les retraites (la casse du Code des pensions annoncée participe de la casse du statut programmée par le projet de loi sur la Fonction publique).

Comment, alors, imposer le RETRAIT de la loi Blanquer, du projet Dussopt ?
Y parviendrons-nous avec une kyrielle d’actions locales ? Avec un calendrier de journées d’actions, de “temps forts” échelonnées jusqu’en juin ? Avec des adresses aux députés ou aux sénateurs ? Car, qui peut croire que l’on puisse convaincre les députés de cette majorité à la botte de Macron ? Ou convaincre les sénateurs (à majorité L.R.) qui ne cessent d’amender les projets gouvernementaux dans un sens encore plus réactionnaire ?

Tout le monde a encore à l’esprit le résultat des “temps forts” contre la loi Travail, puis contre les ordonnances Macron, et contre la réforme SNCF ? Dans le même temps, chaque fois, les “concertations” se sont poursuivies. Car l’objectif de ces temps forts, c’est de “faire pression” et non d’infliger une défaite politique au gouvernement par une mobilisation d’ensemble imposant le retrait. Si l’on reprend cette “stratégie”, le résultat est gagné d’avance : la défaite !

Pour unifier toutes les résistances en un seul mouvement pour le retrait du projet de loi sur la fonction publique, pour le retrait du projet Blanquer, il faut organiser, dans l’unité, la mobilisation sur une perspective claire : non pour faire pression sur le gouvernement, ou sur les députés, mais dans le but de leur infliger une défaite politique. Cela est totalement contradictoire au fait de se soumettre aux “concertations” avec ce gouvernement (notamment sur les retraites, la formation des enseignants, etc.).


Pour le retrait du projet de loi Blanquer, pour le retrait du projet Dussopt sur la Fonction publique, la responsabilité du Cdfd FSU 69 est de demander que soit engagée, dès aujourd’hui, à l’échelle nationale, l’action centrale pour le retrait de ces projets de loi, ce qui nécessite de rompre TOUTES les concertations avec ce gouvernement, et que la FSU s’adresse en ce sens aux autres fédérations.


B/ En soutien à la mobilisation en Algérie

Les militants Émancipation ont défendu une motion de soutien à la mobilisation des travailleurs et de la jeunesse en Algérie. Nous publions ci-dessous, la motion telle qu’elle a été adoptée par le Cdfd de la FSU 69.

Algérie « Non au 4e mandat + » : solidarité avec les travailleurs et la jeunesse algérienne