Réunion publique, Lyon, 14 janvier 2019 - Solidarité avec le peuple brésilien

mardi 1er janvier 2019
par  HB
popularité : 12%


Jair Bolsonaro prend aujourd’hui, 1er janvier 2019, ses fonctions de président du Brésil.

Réunion publique Lyon 14 janvier

Bourse du Travail 18 h - salle Moissonnier

PNG - 404 ko
Réunion publique 14 janvier 2019 - Solidarité avec le peuple brésilien

Émancipation est membre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Un tiers des ministres du gouvernement Bolsonaro viennent des rangs militaires (sans compter les militaires qui disposent de positions dans l’appareil d’État). Rappelons que le Brésil a vécu 33 ans sous une dictature militaire de1964 à 1985.

Bolsonaro a offert le poste de super-ministre de la Justice et de la Sécurité publique au juge Sergio Moro. Ce magistrat qui a lancé la plus grande offensive judiciaire contre la corruption politique au Brésil, a surtout fait emprisonner le grand ennemi politique de Bolsonaro, Lula, l’ancien président (dirigeant du PT). Et aujourd’hui, les déclarations de Moro traitent les opposants politiques de gauche et des mouvements sociaux d’adhérents au terrorisme.

L’une des premières mesures de Bolsonaro visera, sous couvert de « résoudre » le chômage qui touche 12% de la population active, à créer des contrats individualisés (sans couverture médicale, ni droit à pension). Ce régime parallèle aligné de fait sur les dures conditions du secteur informel entrerait en concurrence avec le droit du travail actuel.

Quant au ministre de l’Éducation Ricardo Vélez Rodríguez, il a publié des dizaines de livres et des centaines d’articles, dont une partie consacrée à la défense du libéralisme et du marché et à la lutte contre le « lulopetismoe » [Lula et le PT]. C’est un défenseur de l’idéologie du mouvement « École sans parti », un membre de l’Institut brésilien de philosophie (IBF) – une structure créée en 1949 par le juriste et ancien membre de l’organisation fasciste Ação Integralista Brasileira (AIB), Miguel Reale – Il est nommé pour appliquer un programme ultralibéral de privatisation, d’attaques contre les droits des travailleurs. La cible prioritaire de son offensive c’est les enseignants, les intellectuels, les milieux des sciences et des arts qui constituèrent un segment très important dans la lutte contre le coup d’État [d’août 2016 contre Dilma Rousseff] et dans la mobilisation pour l’élection de Fernando Haddad (PT) lors du deuxième tour des élections de 2018.

Face à l’arrivée au pouvoir d’un président ultra réactionnaire, c’est donc une solidarité de principe que nous devons organiser en défense des travailleurs brésiliens, en défense des organisations ouvrières et démocratiques. Tel est le sens de la motion présentée par Émancipation au Cdfd de la FSU 69, le 12 novembre 2018.

Brésil : solidarité en défense des travailleurs brésiliens, en défense des organisations ouvrières et démocratique