SNES Lyon : Vote rapport d’activité - Pour un syndicalisme en rupture avec la politique gouvernementale

mardi 9 janvier 2018
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Ci-dessous, la critique d’Émancipation Lyon-69 au rapport d’activité présenté par la direction académique du SNES (dans la cadre de la préparation du congrès académique qui se tiendra les 6 et 7 mars à Lyon, à la Bourse du Travail et du congrès National à Rennes, du 26 au 30 mars 2018).

Le vote a lieu dans les S1 (ou par correspondance) du 16 janvier au 2 février 2018 : le bulletin académique avec les textes et les modalités de votes sur le site du SNES
http://www.lyon.snes.edu/spip/spip.php?article3442

À l’heure où E. Macron annonce vouloir poursuivre son offensive sur le même rythme, il convient que le syndicat appelle et organise dès aujourd’hui la mobilisation pour imposer le retrait des projets Blanquer et Vidal. Il faut pour cela éviter les erreurs qui ont permis à Macron de faire voter ses ordonnances.
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POUR UN SYNDICALISME DE RUPTURE AVEC LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE

Attaques contre la Fonction publique (abandon de missions, transfert au secteur privé…), attaques contre les salaires, le statut, la sécurité sociale, les retraites, destruction du bac et individualisation des diplômes…

Face à cette offensive, quelle doit être l’orientation du syndicat ?

Il ne s’agit pas ici de critiquer l’action quotidienne de l’équipe du S3 en défense des collègues. Mais on doit constater que l’activité de la direction académique s’inscrit dans la mise en œuvre de l’orientation U&A nationale.

Certes, la direction U&A formule des critiques à l’égard de la politique du gouvernement (celui de Hollande, puis celui de Macron-Blanquer), certes elle organise de temps à autres des actions (grèves, manifestations), mais “en même temps” elle légitime et accepte de participer aux “concertations” sur les “réformes” de Macron et Blanquer (comme elle l’a fait durant les 5 années du mandat Hollande).

Ce “dialogue social” permanent conduit à désarmer les résistances et mobilisations.
Ainsi, face au projet de loi El Khomri, puis face au projet Macron de casse du Code du travail, la direction académique a refusé de reprendre à son compte des revendications claires : exiger le “retrait pur et simple” de ces projets qui ne sont ni amendables ni négociables.

De même a-t-elle refusé de se prononcer pour le “retrait du projet d’évaluation des enseignants”, qui, en application du protocole sur les "parcours professionnels, carrières et rémunérations", donne d’immenses pouvoirs au chef d’établissement, développe l’obligation du travail en équipe alors que cela relevait de la liberté pédagogique des enseignants... Rappelons que les PPCR que la FSU a signés (avec l’appui du SNES) s’inscrivaient dans le cadre du blocage du point d’indice.

Contre l’externalisation de services, l’individualisation des diplômes…

⇨ Programme “action publique 2022” :
60 milliards d’économies et suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Comment combattre ce plan qui prévoit l’externalisation, la privatisation de services publics, l’appel au bénévolat, en refusant de se prononcer pour son retrait, pour la non participation au Grand forum, et aux “consultations” initiées par le gouvernement ? *

⇨ Réforme du bac et du lycée : quels sont les véritables enjeux ?
Dès juin, les militants Émancipation ont mis en évidence les objectifs inscrits dans le programme Macron : individualiser les “parcours” des élèves, les “cursus” post-bac, les diplômes (bac, licence…). Ce qui induit la fin de la reconnaissance de la licence comme diplôme de niveau II, du bac (diplôme de niveau IV) dans les conventions collectives (et les statuts), de la reconnaissance collectives des niveaux de qualifications donnant droit à un même niveau de salaire*.

Individualisation des parcours, des diplômes (bac, licence, BTS… modulaires) = individualisation et baisse des salaires, mise en concurrences et flexibilité des salariés.

Les trois mois de concertations depuis juillet ont permis au projet Vidal de voir le jour. Et ce “dialogue social” se poursuit avec la commission Mathiot préparant le lycée et le bac “modulaires”, la mission Calvez-Marcon préparant la casse de la voie professionnelle scolaire au profit de l’apprentissage, l’individualisation des diplômes, dont le BTS… suppressions de postes à l’appui.

Combattre cette politique, implique de définir clairement les revendications (retrait du projet de loi Vidal, du Plan étudiant, du projet Blanquer de réforme du bac et du lycée), et de rompre le “dialogue social” qui paralyse l’outil syndical et les possibilités de mobilisations.

Émancipation appelle à voter "contre" les rapports académique et national et milite pour que le SNES soit au service des personnels, de leurs revendications.

Pour renforcer le combat en défense du statut, contre la casse de l’Enseignement public, votez pour la liste ÉMANCIPATION aux prochaines élections internes, portez vous candidat sur cette liste.

Jorge Casas, Hélène Bertrand, Claire Kizilian, Serge Goudard - contact : 69.emancipation@gmail.com
* Voir les analyses sur le site : http://69.emancipation.fr/ http://69.emancipation.fr/spip.php?rubrique56


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