Motion de la section syndicale Snes du lycée Daumier

jeudi 13 octobre 2016
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Motion de la section syndicale Snes du lycée Daumier

Nous nous sommes réunis le jeudi 29 septembre et nous avons discuté du projet de réforme de l’évaluation des enseignants.

Dans ce projet, nous constatons que :

• L’évaluation serait désormais basée sur une grille de 11 compétences aux contours indéfinissables qui ne peuvent qu’aboutir à l’arbitraire le plus complet :
« Coopérer au sein d’une équipe »
« Contribuer à l’action de la communauté éducative »
« Agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques »
« S’engager dans une démarche de développement professionnel » .......
Tout ceci débouchant sur la promotion au mérite de 30 % des personnels pour une accélération du déroulement de leur carrière.

• Chaque enseignant serait contraint de réaliser un bilan professionnel qui recouvre les plus grands dangers : autocritique qui pourrait se retourner contre les personnels et survalorisation des activités périphériques.

• Un « accompagnement » décidé par les inspecteurs et/ou les chefs d’établissement pourra être imposé individuellement, collectivement ou à « une équipe inter-degré ».

Cet accompagnement vise, entre autre, à « l’explicitation des orientations nationales. »

Il s’agit de généraliser ce qui s’est passé en collège avec les "formations-formatage" qui avaient pour but d’associer les enseignants à la réforme des collèges pourtant très largement rejetée.

• La mise en place de rendez-vous professionnels, débouchera sur des déroulements de carrière différents et un accès à la classe exceptionnelle réservé à une petite minorité de personnels « méritants ». Cette classe exceptionnelle ne pourra conduire qu’à casser l’unité des collègues.

Nous considérons que le système actuel doit pourtant être amélioré ( inspections jugées parfois infantilisantes , disparités dans les délais d’inspection entre disciplines, chefs d’établissement sommés d’utiliser les outils managériaux du privé, inspecteurs et inspectrices sommés d’être non plus les défenseurs de la discipline mais les porte-paroles de réformes rejetées ...).

Mais le projet de loi proposé ne peut que renforcer l’autoritarisme et l’arbitraire de la hiérarchie (chef d’établissement, IPR), les pressions sur les personnels et donc serait une aggravation de la situation.

Ce projet de loi doit donc être retiré.


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