Congrès SNES - Thème 4 : pour la rénovation du syndicalisme

jeudi 5 avril 2012
par  HB
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Une partie de la discussion du congrès académique a porté sur les relations entre la CGT et la SNES (FSU). La direction expliquant qu’il faut un “nouvel outil syndical”. Beaucoup d’interrogations : s’agit-il d’engager un processus de “rapprochement”, “d’unification” avec la CGT ? Et sur quelles bases ?

Intervention en plénière

On nous dit qu’il faudrait un nouvel outil syndical : pourquoi ? Et quel outil ?

La division syndicale qui perdure depuis 1947 est un lourd handicap. Mais les bases sur lesquelles doit se faire l’unité - voire la réunification - sont de la plus grande importance.

Quelles est l’origine des échecs, de la perte de syndiqués ? La participation au dialogue social largement développé par Sarkozy, que d’autres “à gauche” veulent constitutionnaliser, est-elle efficace ?

Sur la réforme des lycées : la direction a signé les points de convergence avec le ministre.

Sur la mastérisation : le SNES s’est abstenu au CTPM en 2009 et a manifesté son refus d’en exiger le retrait pur et simple. Et dans le même temps, il a refusé d’appeler à la mobilisation de la maternelle à l’université en 2009.

Sur les retraites : la direction a réclamé des négociations pour une autre réforme.

Résultatsde ce “dialogue social” :

- la réforme des lycées s’applique, la mastérisation est passée… Et aujourd’hui la direction du syndicat refuse d’en exiger l’abrogation.

- la réforme des retraites est passée et aujourd’hui il y a abandon de la revendication des 37,5 annuités (de même que l’a indiqué Thibault lors du meeting du 30 janvier 2012).

Le problème, c’est la question de l’orientation.

Le SNES, la FSU, doivent-ils s’adapter à la réforme de l’État, à la fusion des ministères, à la polyvalence, à la mobilité, à la fusion des corps et au “dialogue social” qui les accompagne ? Non. La question essentielle, c’est la défense du statut ; le combat contre l’entretien d’évaluation, contre l’extension de la précarité, contre la marche à la privatisation… C’est sur ces questions que doit se réaliser l’unité. La défense des revendications et la défense du syndicat (du droit de grève, du droit d’expression dans le syndicat…) vont de pair. Et cela est contradictoire aux “alliances” nouées dans le cadre “dialogue social”.