SNES : Pourquoi voter "non" aux rapports académique et national ?

lundi 4 janvier 2016
par  HB
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Si la direction U&A critique la politique du gouvernement, à aucun moment elle ne dégage l’origine des attaques portées contre l’Enseignement public et les personnels.

La loi Peillon et les nouveaux décrets statutaire

La loi Peillon est une loi réactionnaire d’où découlent les aspects essentiels de la "réforme du collège" : programmes par cycle et soumis au socle, "conseil école-collège", EMC, enseignements complémentaires (EPI), autonomie des établissements avec gestion locale des dotations…

Les décrets de 2014, en abrogeant les décrets de 1950, ont supprimé la définition légale du temps de service strictement en heures de cours devant élèves, ce qui permet une augmentation légale du temps de service au-delà des heures de cours.

La loi et le décret de 2007 relatifs à la "formation professionnelle tout au long de la vie"impose au fonctionnaire de se soumettre aux formations décidées par l’employeur.

Ces textes réactionnaires cautionnés par le "dialogue social" permettent à la hiérarchie d’imposer les "formations" à la réforme et de multiples réunions. (1)

Accompagner ou combattre ces textes en vue de leur abrogation ?

Les lois Peillon, Fioraso et de territorialisation structurent toutes les attaques actuelles.

La direction académique, comme la direction nationale, se soumet en permanence au "dialogue social" dont le seul but est d’associer le syndicat à la mise en œuvre de ces lois. Au combat d’ensemble en vue de l’abrogation des lois et décrets qui disloquent les garanties statutaires et le cadre national de l’Enseignement public, elle oppose des journées d’action dans le but de "peser" pour une "bonne" application… de ces lois. On ne peut combattre pour l’abrogation de la réforme du collège tout en demandant de "renégocier"… dans le cadre de la loi Peillon. Quant aux actuelles "négociations" sur le lycée, elles sont aussi cadrées par la loi Peillon qui prolonge et approfondit la réforme Fillon-Chatel.

Négociations et accord PPCR contre le statut

La direction académique a soutenu la signature, par la FSU, de l’accord sur la "modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations" (PPCR). L’EE ne l’a pas combattue, seule Émancipation est intervenue (au bureau comme à la CA) contre ces "négociations" et cet accord qui ont apporté la caution du syndicat à la politique de blocage du point d’indice.

Ce texte cadre les "négociations salariales" à venir : la transformation d’une partie de l’ISOE en points d’indice sera sans effet sur le salaire reçu ; la "revalorisation indiciaire" sera assujettie à une éventuelle croissance économique, et l’augmentation de l’indemnitaire par rapport au traitement indiciaire accentuera les inégalités de traitement, la division entre les collègues, favorisant ainsi la soumission aux injonctions de la hiérarchie.

Et cet accord va promouvoir la place de la "valeur" et "l’investissement" professionnels dans la détermination du salaire ! (2)

Alors que l’offensive du gouvernement contre les personnels, contre les salaires s’intensifie, la défense des acquis statutaires est plus que jamais contradictoire au "dialogue social" avec le gouvernement qui paralyse l’outil syndical et possibilités de résistances à ces attaques.

Émancipation appelle à voter "contre" les rapports académique et national et milite pour que le SNES soit au service des personnels, de leurs revendications.

Pour renforcer le combat en défense du statut, contre la casse de l’Enseignement public, votez pour la liste ÉMANCIPATION aux prochaines élections internes, portez vous candidat sur cette liste.

contact : 69.emancipation@gmail.com

(1) et (2) Voir les analyses sur le site : http://69.emancipation.fr/

http://69.emancipation.fr/spip.php?article278