On ne pourra en finir avec Daech en préservant Bachar al-Assad et son régime.

mercredi 23 décembre 2015
par  HB
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Le congrès de la FSU du Rhône se tenait les 16 et 17 décembre 2015, à la veille de la réunion de New-York consacrée à la question syrienne et de l’adoption d’une motion par le conseil de sécurité unanime de l’ONU.

L’objectif des délégués Émancipation au congrès FSU était de dénoncer la poursuite des bombardements (qui touchent nombre de civils) et les manœuvres entre grande puissances (dont la France), qui se font sur le dos du peuple syrien.

Cette motion (jugée à l’évidence trop critique par la direction U&A/EE de la FSU) à l’égard de la politique de Hollande et Fabius) n’a pas été adoptée par le congrès.

Motion Émancipation Syrie

Le congrès FSU 69 du 4 février 2014 avait adopté une motion titrée “en soutien à la révolution syrienne”.

Ce texte expliquait notamment : "En Syrie se poursuit jour après jour l’un des pires massacres de l’Histoire. Pour écraser l’insurrection du peuple syrien, l’appareil militaro-policier de Bachar al-Assad utilise toutes les armes, y compris la famine. Or, le peuple syrien est littéralement abandonné par ceux qui devraient être en première ligne pour lui apporter de l’aide : au sein du mouvement ouvrier international, l’expression de toute solidarité est quasi inexistante, ou extrêmement ténue.

Le congrès départemental de la FSU du Rhône considère que tout doit être fait pour que s’exprime la solidarité active de l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier, en France notamment, avec le peuple syrien. Le congrès demande qu’une campagne nationale unitaire de soutien politique et matériel soit proposée par la FSU à l’ensemble des organisations."

Et le congrès départemental proposait comme base commune de mobilisation un appel unitaire (signé par 11 organisations). Cet appel indiquait que le peuple syrien devait affronter une double terreur, celle conduite par le régime de Bachar al-Assad et celle de la contre révolution djihadiste.

Nous rappelions encore : "Dans sa lutte pour la liberté et la justice sociale, l’émancipation et la démocratie, le peuple syrien ne peut compter sur le soutien des grandes puissances et des Etats voisins."

Deux ans plus tard, alors que les bombardements par les grandes puissances se multiplient en Syrie au nom du combat contre Daech, et alors que les tractations diplomatiques semblent s’accélérer pour imposer au peuple syrien une solution “de transition” avec le concours de soi disant représentants syriens sélectionnés par les grandes puissances, et les puissances régionales, nous devons réaffirmer : “Dans sa lutte pour la liberté et la justice sociale, l’émancipation et la démocratie, le peuple syrien ne peut compter sur le soutien des grandes puissances et des États voisins”.

Ce qui implique : arrêt de tous les bombardements, français inclus.

Assez de tractations dans le dos du peuple syrien, en ignorant les comités civils et les brigades de l’ASL.

On ne pourra en finir avec Daech en Syrie en préservant Bachar al-Assad et son régime.

Concernant les réfugiés : accueil de tous les Syriens qui souhaitent trouver refuge en France.