Rassemblement dimanche 15 mars Terreaux - On ne peut imposer au peuple syrien un accord avec le régime d’al-Assad Soutenir le combat du peuple syrien, ce n’est pas décider à sa place

jeudi 12 mars 2015
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RASSEMBLEMENT : DIMANCHE 15 MARS 2015

15h-18h place des Terreaux (Lyon)

En soutien à la lutte du peuple syrien

Pour une Syrie libre et démocratique

Appel au rassemblement
http://69.emancipation.fr/IMG/pdf/appel_15_mars_2015-1.pdf


On ne peut imposer au peuple syrien un accord avec le régime d’al-Assad

Soutenir le combat du peuple syrien, ce n’est pas décider à sa place

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2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et nous voulons toujours la liberté

1/ Depuis le printemps 2011, la révolution populaire syrienne combat avec un objectif : en finir avec le régime de Bachar al-Assad. Ce combat est et demeure parfaitement légitime, la chute de ce régime est un préalable à l’instauration d’une Syrie libre et démocratique.

2/ La révolution populaire syrienne est confrontée à d’immenses difficultés : se dressent contre elle les forces armées du régime de Bachar al-Assad, mais aussi les forces obscurantistes et criminelles, en particulier celles de Daesh. Et cette insurrection populaire demeure dans un isolement tragique, ne bénéficiant d’aucun soutien des principales organisations du mouvement ouvrier. Malgré cela cette insurrection populaire.est toujours vivace.

3/ Les interventions des puissances impérialistes et de leurs satellites n’ont pas pour but de défendre le peuple syrien, mais leurs propres intérêts. Ces puissances dont la France, ont fait le choix de préserver le régime d’Assad, soutenu par la Russie et l’Iran. Mais Daech menaçant les intérêts des impérialismes, ceux - ci veulent désormais une “solution” associant le régime syrien.

4/ C’est au peuple syrien, et à lui seul, de décider de son avenir. Nous nous opposons à toute intervention militaire au service de ces intérêts impérialistes, à toutes les formes d’intervention et de pression visant à imposer au peuple syrien insurgé un accord politique avec le régime d’al-Assad, comme le veut le représentant de l’ONU qui déclare que Bachar al-Assad “fait partie de la solution”.

Dans ces conditions, les dernières déclarations de Hollande rappellent l’objectif de l’impérialisme français qui, en la matière, parle au nom de tous les impérialismes : trouver une solution pour “exfiltrer” Bachar lui-même tout en préservant le régime, cela afin de pouvoir reprendre une collaboration ouverte avec le régime syrien.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre la réception et les déclarations du président de la Coalition nationale syrienne, instance reconnue par le gouvernement français.

5/ Émancipation continuera à défendre dans les syndicats la nécessité d’une réponse syndicale en soutien au peuple syrien, aux forces laïques et démocratiques qui luttent en Syrie.

Cela signifie un soutien à l’ensemble de ces forces. Ainsi, on tait souvent qu’à Kobané, aux côtés des milices kurdes, combattent des brigades de l’ASL. Nous n’avons pas à choisir les unes contre les autres. C’est à l’ensemble du peuple syrien, dans toutes ses composantes, de définir son propre avenir.

Nul ne peut dire, en France, ce que le peuple syrien est encore en mesure d’exiger ou ce qu’il sera contraint d’accepter, après quatre années d’une guerre épouvantable.
Mais ce que nous ne pouvons pas accepter, ce sont les manœuvres et pressions des impérialismes qui visent à dicter au peuple syrien une “solution” conforme à leurs intérêts.

Nous réaffirmons :

solidarité avec la révolution populaire syrienne, c’est au peuple syrien de décider de son propre avenir !

Tract du Collectif unitaire Lyon-69 avec la révolution populaire syrienne
http://69.emancipation.fr/IMG/pdf/tract_du_collectif_unitaire_lyon-69_avec_la_revolution_populaire_syrienne.pdf

à relire, la position adoptée par l’assemblée générale d’Émancipation, le 19 juillet 2014.
http://69.emancipation.fr/spip.php?article173

En soutien au combat révolutionnaire du peuple syrien

Depuis maintenant plus de trois ans, le peuple syrien combat pour en finir avec la dictature sanguinaire de Bachar al- Assad. Nous affirmons que ce combat est totalement légitime : la chute de ce régime est une condition pour le retour à la paix. Cette insurrection s’est développée dans le mouvement des “révolutions arabes”, où les peuples se sont mobilisés contre les dictatures, pour la dignité, la démocratie, la justice sociale, contre les dictatures, la corruption et la répression.

Les interventions des principales puissances impérialistes impliquées (États-Unis, Russie, France…) et de leurs satellites comme l’Arabie saoudite ou le Qatar (des États capitalistes, féodaux, patriarcaux et esclavagistes) n’ont pas pour but de défendre les droits et la souveraineté du peuple syrien, mais de faire progresser leurs propres intérêts, les intérêts de classe du capitalisme qui n’ont rien à voir avec les aspirations portées par les révolutions arabes, dont ces puissances voudraient bien tourner la page.

Ces impérialismes préfèrent que la seule “alternative” en Syrie soit de choisir entre la dictature de Bachar al-Assad et des forces religieuses, et elles combattent une révolution qu’elles ne contrôlent pas. Nous nous opposons à toute intervention militaire – avec ou sans mandat de l’ONU -, notamment celle du gouvernement français. Nous nous opposons également à toutes les formes d’intervention et de pression qui visent à imposer au peuple syrien insurgé un accord politique avec le régime au pouvoir, ce dont ce peuple insurgé, aujourd’hui, ne veut pas. Nous dénonçons aussi l’hypocrite accord sur les armes chimiques conclu entre les États-Unis et la Russie, présenté par les medias comme un grand pas alors qu’il s’accommode de la poursuite d’une guerre sanglante - avec ou sans armes chimiques - et fait l’impasse sur l’utilisation des armes dites “non conventionnelles” par ces puissances dès qu’elles défendent leurs intérêts par la guerre (comme en Irak, en Tchétchénie, ou récemment par l’impérialisme français au Mali). L’hypocrisie de cet accord se révèle aussi par le fait que les délais prévus pour détruire le stock d’armes chimiques n’ont même pas été respectés et que l’armée du régime utilise désormais d’autres gaz.

L’État français, grand marchand d’armes et ancienne puissance coloniale y compris en Syrie, se targue de défendre la démocratie alors même qu’il poursuit une politique impérialiste et néo-coloniale particulièrement en Afrique (souvenons-nous des complicités françaises dans le génocide rwandais), qu’il ferme sa porte aux Syriennes et aux Syriens demandant asile, qu’il maintient une xénophobie d’État contre les personnes immigrées…

Émancipation affirme sa solidarité avec le peuple syrien, et continuera à défendre dans les syndicats la nécessité d’une réponse syndicale en soutien au peuple syrien, aux forces laïques et démocratiques qui luttent en Syrie.

Émancipation apporte son appui et participe à tout collectif unitaire (tels le collectif “Avec la révolution syrienne” - à Paris -, et autres collectifs en projet, comme à Lyon) agissant en solidarité avec les révolutionnaires, avec leur combat pour un État démocratique, libre et souverain, rassemblant l’ensemble de la population sur un pied d’égalité, hommes et femmes, sans discrimination d’origine religieuse, ethnique et linguistique, et agissant donc contre toutes les formes d’interventions impérialistes.

Émancipation, le 13 juillet 2014


Documents joints

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