En défense de la liberté de manifester, de la liberté d’expression

jeudi 11 septembre 2014
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Après que, le 8 juillet, l’armée d’Israël ait engagé une nouvelle offensive contre les Palestiniens de Gaza. Des manifestations en soutien au peuple palestinien se sont multipliées en France et dans le monde.

En France, ces mobilisations en soutien aux Palestiniens de Gaza victimes de l’intervention militaire "bordure de protection" étaient massive en juillet-août. Or à Paris, les autorités ont décidé d’interdire les manifestations des 19 et 26 juillet. Cette interdiction porte gravement atteinte au "droit d’expression collective des idées et des opinions", droit auquel se rattache la liberté de manifestation.

De plus, le gouvernement a décidé d’inculper un militant (Alain Pojolat, membre du NPA), qui avait, au nom de plusieurs organisations, effectué le dépôt en préfecture des manifestions des 19 et 26 juillet en soutien à la Palestine (manifestations ensuite "interdites" par le gouvernement).

Nous publions ci-dessous, la motion présentée par les élus Émancipation à la CA académique du SNES de Lyon

En défense de la liberté de manifester, de la liberté d’expression

Le gouvernement Hollande-Valls a interdit plusieurs manifestations totalement légitimes de soutien au peuple palestinien.

La CA académique du SNES de Lyon, considérant que le droit de manifester est un droit fondamental exige la levée immédiate de l’inculpation d’Alain Pojolat (qui, avec d’autres organisations, avait déposé, au nom du NPA, une déclaration préalable pour l’organisation de ces manifestations finalement interdites).

La CA académique du SNES de Lyon demande au SNES national de reprendre cette position qui devrait être aussi la position nationale de la FSU.

Le droit de manifester en soutien au peuple palestinien doit plus que jamais être réaffirmé.

(La direction académique U&A, du SNES de Lyon a appelé à voter contre cette motion).

Une motion du même type a été votée à l’unanimité par la CA académique du SNES de Créteil ; une autre a été adoptée à l’unanimité moins une abstention par le Conseil syndical du SNUipp des Bouches-du-Rhône.