Peillon est parti, les décrets Peillon doivent partir ! De même la LRU II de Fioraso … pour commencer !

vendredi 4 avril 2014
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Communiqué Émancipation 69

La presse a longuement commenté le choix de Valls comme premier ministre : commentaires faciles, compte tenu de son action comme ministre de l’intérieur et de ses prises de position très marquées “à droite”.

La conclusion dominante dans la presse fut que ce gouvernement serait un gouvernement “de combat” contre les salariés : cela est plus que vraisemblable.

Mais le gouvernement sortant que dirigeait JM Ayrault a été lui-même un gouvernement de “combat” contre les salariés. Son bilan, incluant sa politique contre l’école et l’université, est impressionnant. C’est cette politique d’ensemble au service du patronat et la persistance d’un chômage massif qui a conduit à la défaite électorale des listes dirigées par le PS.

Mais le PS ne fut pas seul à la manœuvre : il eut l’appui d’Europe Écologie Les Verts, membre du gouvernement, et bien souvent l’appui du PCF : ainsi le PCF et EELV votèrent la loi Peillon de dislocation de l’enseignement public.

Et la défaite électorale du PS fut aussi celle du PCF qui a perdu nombre de villes.

Mais le gouvernement sortant eut aussi – et cela nous concerne directement – le soutien des bureaucraties syndicales à travers la politique de “dialogue social” promue et renforcée par Hollande et Ayrault : leur responsabilité est immense. En particulier dans la mise en œuvre du décret sur les rythmes scolaires et dans l’élaboration du projet de décret sur les statuts.

Et maintenant ?

Comme avant, Hollande décidera et le premier ministre appliquera.

La question est : que vont faire les directions syndicales ? Certains se mettent à rêver : Benoît Hamon serait plus “aile gauche”…

La belle affaire ! Hamon fera ce que décidera Valls qui fera ce que décidera Hollande.

Nul rêve à faire, mais un constat et une conclusion : Peillon est parti, ses décrets doivent partir. De même doit-on abroger la LRU II de Fioraso. Pour commencer.

Encore faut il que les directions syndicales l’exigent. Car, en ce domaine comme dans tout le reste de la politique gouvernement, le rôle des syndicats est décisif : Hamon aurait bien du mal à appliquer sa politique si les dirigeants syndicaux la refusaient, et mobilisaient pour exiger, en particulier, l’abrogation du décret sur les rythmes, le retrait du projet de décret contre les statuts.

Gagner contre ces décrets serait un point d’appui dans le combat contre la loi Peillon sur l’école, contre les lois Fioraso et Pécresse à l’université…

Ils ne le feront pas ? En tout cas, ils ne le feront pas d’eux mêmes !

Et la mobilisation directe des personnels contre ces décrets, l’auto-organisation de ces mobilisations, la mobilisation “spontanée” est le plus sûr moyen de bousculer les directions syndicales et menacer la politique du gouvernement. C’est ce que propose Émancipation.

Et, parce que la spontanéité ne surgit jamais de rien, l’un des moyens pour préparer de tels mouvements spontanés dans l’enseignement, c’est (notamment) de s’auto-organiser : de faire circuler, partout, textes et prises de positions. D’organiser assemblées générales et réunions syndicales. Et de fédérer, coordonner les résistances.

C’est ce que propose Émancipation.

Le 3 avril 2004


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