PRISE DE POSITION DES PERSONNELS ENSEIGNANTS DU LYCEE GERMAINE TILLION SAIN BEL (69)

jeudi 27 mars 2014
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À l’attention de Benoît Teste (secrétaire académique du SNES de Lyon), le 27/03/2014

L’AG du lycée Germaine Tillion réunie le 27 mars à 7h 30 a pris les dispositions suivantes :

En l’absence de mot d’ordre national de grève contre les projets Peillon de refondation du métier enseignant, les enseignants n’ont pas voulu partir en grève tous seuls. Ils appellent les organisations syndicales à organiser un mouvement national contre ces projets.

La prise de position demandant le retrait du projet (pièce jointe), soutenue par les représentants de l’établissement des syndicats SNES-FSU, FO, SUD, SNALC a été approuvée par l’ensemble des collègues et mise à la signature.

Nous vous demandons de transmettre notre prise de position aux participants au CTM
Syndicalement
C. K. secrétaire de S1

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PRISE DE POSITION DES PERSONNELS ENSEIGNANTS
DU LYCEE GERMAINE TILLION SAIN BEL 69

Le 25 mars 2014

Le 27 mars 2014, le Comité Technique Ministériel comprenant les services du ministère et les représentants des organisations syndicales examineront le décret Peillon de refondation du métier enseignant, dont la dernière version est parue le 20 mars 14.

Sans revenir sur l’analyse de notre dernière prise de position, nous sommes obligés de constater qu’aucune amélioration notable n’a été apportée au projet initial malgré les « consultations » menées par le ministre :

L’annualisation (qui existe déjà pour les TPE et l’AP) est inhérente à l’organisation du métier enseignant par « missions » : toutes celles qui ne sont pas concernée par les 15 h ou 18 h devant élèves seront modulables selon les besoins et projets locaux et viendront s’ajouter au temps et à la charge de travail des enseignants. Les références aux textes dérogatoires de 1972 ne constituent pas une protection pour les professeurs puisqu’ils ne réglementent pas la durée et le contenu du temps de travail. La mention de la « durée de l’année scolaire » n’est pas non plus une garantie étant donné qu’elle ne concerne que les 15h / 18 h et que le ministère peut agir sur cette durée. Cf la réduction des congés d’été déjà entamée.

Les Missions dites « liées à la mission principale d’enseignement » et qui comprennent « les préparations, recherches et l’évaluation des élèves » sont dissociées des 15h / 18 h : tous les DS et les bacs blancs seront-ils effectués, par obligation, en dehors et en plus du service d’enseignement et non rémunérés ? Il en est de même pour les activités de soutien, d’aide au travail, à l’orientation qui viendront aussi s’ajouter à notre temps et notre charge de travail et feront partie des obligations de service. Pour assurer toutes ces missions, notre temps de présence dans l’établissement sera nécessairement accru, au détriment de notre temps de préparation et de correction.

L’application de la pondération de 1,1 h reste floue : concerne-t-elle toutes les heures d’enseignement de 1ère et Terminale, ou seulement celles préparant à une épreuve d’examen ? Assisterons-nous à un échange de « miettes d’HSA » entre ceux qui en gagneront et ceux qui en perdront ?

Enfin, aucune rémunération n’est actuellement prévue pour ces missions « liées ».

Toutes ces mesures constituent bien une augmentation insupportable de notre charge de travail et une aggravation de nos conditions d’exercice.

Ce projet est inacceptable pour les personnels enseignants, et nous en demandons le retrait.

Nous demandons aux organisations syndicales d’en exiger le retrait et d’organiser la défense de notre métier, de nos conditions de travail, et de nos statuts par des actions syndicales unitaires.

Prise de position soutenue par les syndicats SNES, SUD, FO, SNALC de l’établissement.

Nous appelons à une assemblée générale le 27 mars 14 à 7h 30 en vue d’une action de grève ce jour-là.


Documents joints

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