Motion lycée Kerichen de Brest (20/02/14)

jeudi 20 février 2014
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MOTION KERICHEN

Les professeurs du lycée Kerichen de Brest réunis, pour la troisième fois depuis novembre 2013, en heure d’information syndicale, ont pris connaissance de la nouvelle forme du projet PEILLON d’abrogation des Décrets de 1950.

Ils constatent :

- que les modifications apportées ne répondent en rien aux revendications essentielles de la profession, à savoir l’amélioration des conditions d’enseignement par la baisse des effectifs par classe et la revalorisation des salaires de l’ensemble des professeurs

- que l’essentiel du projet est maintenu, voire aggravé, consistant à faire « sauter le verrou » des Décrets de 50, pour reprendre l’expression de tous ceux qui se réjouissent de leur abrogation

- faire « sauter le verrou », c’est cesser de définir le métier – et les obligations qui s’y rapportent – comme un métier de professeur, défini en heures de cours hebdomadaires dans une discipline déterminée, sur un seul poste et dans une seule commune

- faire « sauter le verrou », c’est introduire la référence aux 1607 heures de la Fonction publique, et les remplir de façon indéfiniment extensible par une foule de « missions » qu’il revient à chaque établissement, selon son « projet », de définir concrètement, au mépris du caractère national de l’enseignement et des professeurs.

Dans ces conditions, ils réaffirment ce qu’ils ont toujours soutenu :

- le caractère non négociable des projets PEILLON

- la défense inconditionnelle des Décrets de 1950, dans le cadre desquels de nombreuses améliorations peuvent être apportées.

Dans ces conditions, les professeurs réunis s’étonnent que le Ministre puisse se prévaloir de l’ « accord » des organisations syndicales « les plus représentatives ». Cet « accord » est absolument incompréhensible puisqu’il est annoncé sans discussion préalable avec les intéressés (pas même tenus informés), sans l’évocation de la moindre contrepartie, et dans le seul intérêt de l’employeur et de ses besoins de flexibilité, au détriment des conditions de travail et de rémunération des professeurs.

Les professeurs réunis ce jour s’adressent aux organisations syndicales pour que toutes elles défendent les Décrets de 1950, qu’elles apportent un démenti cinglant au Ministre, et qu’elles se prononcent CONTRE le projet au Comité Technique Ministériel (CTM) du 27 mars prochain.

Brest, le 20 février 2014


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