Lycée Germaine Tillion (Sain Bel 69), contre les projets Peillon de redéfinition du métier enseignant

jeudi 6 février 2014
popularité : 5%

Les enseignants du lycée Germaine Tillion à Sain Bel (Rhône), réunis en AG le 7 janvier 2014, ont adopté la prise de position suivante :

Contre les projets Peillon de redéfinition du métier enseignant et de refondation de leurs statuts

Nous refusons les mesures conduisant à l’annualisation de nos services par « la réglementation appliquée à l’ensemble de la fonction publique », qui nie la spécificité de notre métier.

Nous refusons la mention d’« horaires de référence » à la place de « maxima » de service qui ouvre la porte à des hausses d’horaires d’enseignement.

Nous refusons la redéfinition de nos obligations de service en « missions », « d’enseignement, liées à l’enseignement et complémentaires », qui risquent de noyer notre métier d’enseignant dans d’autres activités qui ne sont ni de notre ressort ni de notre compétence. Ces missions complémentaires seraient obligatoires, alors que nous pouvions jusqu’alors choisir de les effectuer selon nos disponibilités. Elles viendraient s’ajouter à notre charge de travail sans qu’une rémunération soit clairement prévue pour cela.

Nous refusons la suppression des heures de décharge déjà bien entamée avec la réforme précédente et leur remplacement a minima par une pondération de 1,1h en terminale, tout à fait insuffisante. Nous refusons de même le saupoudrage de primes pour quelques missions en lieu et place d’une revalorisation indiciaire générale. Ces mesures montrent une volonté de rentabiliser les personnels au moindre coût.

Nous refusons la remise en cause des statuts de 1950, dont l’objectif est de supprimer la référence nationale de l’Education en l’adaptant aux objectifs régionaux et locaux en subordonnant nos missions, ainsi que les programmes, aux projets locaux et à la hiérarchie locale à travers les projets d’établissement, contrats d’objectifs, conseils pédagogiques…

Nous refusons le démantèlement du diplôme national du baccalauréat déjà engagé en particulier avec l’évaluation en cours d’année en langues vivantes, qui augmente considérablement la charge de travail des professeurs sans rémunération spécifique. Nous refusons par conséquent la transformation à terme du baccalauréat national en diplôme local qui introduirait des inégalités inacceptables entre les élèves.

Pour ces raisons (et d’autres) nous considérons que les projets Peillon sont inacceptables et nous demandons aux organisations syndicales d’en exiger le Retrait, et d’organiser la défense de notre métier, de nos conditions de travail, et de nos statuts par des actions syndicales unitaires.


Prise de position soutenue par les syndicats SNES, SUD, FO, SNALC de l’établissement et les personnels signataires(47, soit la quasi-totalité des personnels en poste).