RETRAIT SANS CONDITIONS DU PROJET PEILLON !

Tract du lycée Champollion (Grenoble)
mardi 10 décembre 2013
popularité : 37%

Écoles primaires, collèges, ZEP, lycées, BTS, prépas :

tous concernés, même combat !

Le projet Peillon ? C’est la fin du métier d’enseignant !

Le projet de décret redéfinit les statuts de tous les collègues de l’éducation nationale. Il introduit de nombreuses missions dans le service des enseignants, ce qui va entraîner :
- des suppressions de postes : disparition programmée des CIO, des CPE... Toutes ces tâches seront désormais assurées par les enseignants, devenus des personnels multifonctions.
- une augmentation de la charge de travail pour tous les enseignants
- une réduction du temps consacré aux préparations et corrections de copies, donc une baisse de la qualité des enseignements disciplinaires.

Le projet Peillon ? C’est l’annualisation !

L’introduction de missions dans le service des enseignants conduit à l’annualisation. Les statuts des enseignants sont actuellement définis dans les décrets de 1950, sur la base de 45h hebdomadaires d’enseignement disciplinaire (cours, préparations, corrections). La multiplication des tâches en plus de l’enseignement et la flexibilité des horaires impliquent une dégradation inacceptable des conditions de travail de tous les personnels de l’éducation. Qui accepterait de travailler plus et gagner moins ?

Le projet Peillon ? C’est l’explosion des effectifs par classe !

L’annualisation des services et la suppression des décharges entraînent :
- la fin des limitations d’effectifs par classe(aujourd’hui limités à 30 au collège et 35 au lycée)
- de nombreuses suppressions de postes d’enseignants et de classes (fin des limitations d’effectifs, redéfinition des services, suppression des décharges...).

La loi Peillon ? C’est la régionalisation de l’Éducation Nationale,

donc l’inégalité entre les élèves et entre les établissements !

La territorialisation de l’Éducation Nationale (loi d’orientation Peillon votée en juillet, décret sur les rythmes scolaires, décret sur les statuts) signifie :
- des formations locales (filières, intervenants extérieurs), soumises aux besoins, ressources et décisions des régions, municipalités, entreprises locales ;
- des diplômes locaux, notamment le baccalauréat, qui n’auront plus la même valeur : c’est la perte du caractère national du bac (via la régionalisation, les épreuves locales et l’évaluation par compétences). C’est la fin du caractère national de l’Éducation Nationale !

Les médias se focalisent sur les prépas : c’est l’arbre qui cache la forêt.

  • Le projet Peillon détruit les statuts de tous les personnels de l’Éducation Nationale (primaire, collèges, lycées, BTS, Cpge...).
  • Non À la destruction de l’Éducation Nationale !
  • Non À la casse de l’École publique gratuite de la République !

Mobilisons-nous dans l’unité (du primaire au post-bac)

Rassemblement académique devant le Rectorat de Grenoble Mercredi 11 décembre à 14h

pour le retrait sans condition du projet Peillon !


Documents joints

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